Accéder au contenu principal

-PROFESSIONNELS, Témoignage-“Ça nous a redonné un nouvel élan” : ce que cette immersion au Danemark a changé pour elles

Dernier volet de notre série consacrée au voyage pédagogique de trois enseignantes françaises dans une école danoise engagée dans le programme Vivre-ensemble – Fri for Mobberi. Après une semaine d’immersion autour des compétences psychosociales, du vivre-ensemble et de la prévention du harcèlement scolaire, elles reviennent sur ce que cette expérience a profondément changé dans leur regard professionnel.

Quand elles parlent de cette semaine au Danemark, un mot revient souvent : énergie. « Ça nous a vraiment redonné un nouvel élan. On revient très motivées. » résument-elles.

Mais quelque chose a changé. « Cette expérience nous a permis de reprendre du recul sur notre métier. »

Observer ailleurs pour réfléchir autrement

Pour elles, l’intérêt principal du voyage ne réside pas dans la comparaison entre les systèmes. « Ce n’est pas une question de dire que tout est mieux ailleurs. »

Elles soulignent toutefois que, tout comme elles, les enseignants danois ont des obstacles et des limites.

Ils leur ont confié notamment certaines difficultés du quotidien : réseaux sociaux, place des écrans, relations familiales, gestion des adolescents. « On s’est rendu compte qu’ils avaient aussi beaucoup de problématiques similaires aux nôtres. »

Mais observer d’autres pratiques leur a permis de questionner certaines habitudes professionnelles.

« Ça oblige à se demander pourquoi on fait les choses comme on les fait. »

Cette prise de recul rejoint pleinement l’esprit du programme Vivre-ensemble – Fri for Mobberi, il s’agit de construire progressivement, pas à pas, une culture commune autour des compétences psychosociales, de l’empathie et de la prévention du harcèlement scolaire.

Salle de menuiserie

Une salle de menuiserie à l'école @Agathe Lagard, Marie Fournier et Stéphanie Ravailler

Une expérience qu’elles recommanderaient à tous les enseignants s’ils le pouvaient

À la fin de l’entretien, les trois enseignantes sont unanimes.

« Chaque enseignant devrait pouvoir vivre ce type d’immersion au moins une fois dans sa carrière. »

Pour elles, ces échanges européens constituent une véritable richesse professionnelle.

« Ça permet de voir d’autres fonctionnements, de prendre confiance dans certaines choses qu’on fait déjà bien. »

Elles insistent également sur l’importance du temps long : « Les compétences psychosociales, le vivre-ensemble, ça ne se construit pas en deux jours. »

Une réflexion qui fait écho à la philosophie même du programme Fri for Mobberi, développé depuis plus de quinze ans au Danemark avant son déploiement progressif en France.

Les enseignantes tiennent enfin à remercier l’ensemble des acteurs ayant rendu cette expérience possible.

« Sans la Ligue de l’enseignement et sans les personnes qui ont fait le lien entre tout le monde, on n’aurait jamais vécu ça. »

Et si elles devaient résumer cette semaine en une phrase ?

« Observer une autre manière de faire école ne donne pas des solutions magiques… mais ça ouvre énormément de possibilités. »