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-PROFESSIONNELS, Témoignage-Cours d’empathie, jeux coopératifs, discussions : comment les compétences psychosociales prennent vie dans les classes danoises

À quoi ressemble concrètement le développement des compétences psychosociales dans une école engagée dans le programme Fri for Mobberi ? Dans cette troisième partie de notre série consacrée au voyage de trois enseignantes françaises au Danemark, elles reviennent sur les pratiques observées dans les classes : cours d’empathie, discussions collectives, coopération et prévention du harcèlement scolaire au quotidien.

Pendant leur semaine d’immersion, les enseignantes françaises ont pu assister à plusieurs temps directement consacrés aux compétences psychosociales.

L’un d’eux a particulièrement marqué Marie qui observait le grade 0, l’équivalent de la grande section française : une longue séance sur les CPS organisée autour d’échanges collectifs, de jeux et d’activités de coopération.

« Pendant une heure et demie, les enfants ont discuté, observé des images, réfléchi ensemble à des situations. »

À partir d’illustrations, les élèves décrivent ce qu’ils voient, imaginent les émotions des personnages et échangent sur leurs réactions possibles.

Marie raconte les questions posées lors de ce temps : « Qu’est-ce qu’il ressent ? Comment tu aurais réagi ? Pourquoi ? »

Une utilisation donc des planches de discussion Fri for Mobberi, faites pour favoriser l’expression des émotions, le dialogue et l’empathie dès le plus jeune âge.

planchedediscussion

Apprendre à vivre ensemble dès le plus jeune âge

Les enseignantes observent aussi de nombreux jeux collaboratifs proposés par le programme Fri for Mobberi.

Dans l’un d’eux, les enfants sont assis en cercle et doivent changer de place selon des critères annoncés par leurs camarades.

« C’était très simple, mais on voyait que ça travaillait vraiment l’acceptation des différences et la place de chacun dans le groupe. »

Elles observent également des activités autour du contact, comme les ateliers de bien-être entre enfants.

« Ça nous a surtout amenées à réfléchir à la manière dont on crée un climat de confiance dans le groupe. »

Prévenir plutôt que réparer

Ce qui les frappe particulièrement, c’est que ces compétences sont travaillées de manière continue.

Stéphanie de son côté n’a pas directement assisté à des temps spécifiquement dédiés à l’apprentissage des compétences psychosociales, comme Marie a pu l'observer « mais par contre, c'était vraiment dans leur manière d'être avec les élèves : “je vais accueillir ce que tu as à me dire et à n'importe quel moment où t'as besoin de me le dire”. Donc même quand ils sont en maths en train de réfléchir, y en a un qui va se lever, qui va venir voir le maître. » 

Un mal de ventre, un camarade qui embête, l’adulte est réceptif. 

Une approche pleinement cohérente avec la philosophie du programme Vivre-ensemble – Fri for Mobberi, qui vise à prévenir les situations de harcèlement scolaire en renforçant les compétences psychosociales, le sentiment d’appartenance et la sécurité émotionnelle des enfants.

Les enseignantes notent aussi la posture très calme des adultes, elles n’ont pas entendu crier du tout. L’une d’elles explique que les enfants sont recentrés autrement. Musique, rituels, coopération, dialogue : autant d’outils qui participent à un climat de classe plus serein.

« Cette semaine nous a vraiment donné envie de prendre davantage le temps de travailler ces compétences-là, parce qu’on voit à quel point elles influencent tout le reste. »